Le sens de la vie

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la question du « sens de la vie »
est, en fait, assez récente. Elle ne se pose que depuis la fin du XIXe
siècle.
Quel est donc le sens de cette question ? Le présent article se propose de faire
ressortir les différentes dimensions du « sens » qui est recherché dans cette
quête : une direction, mais aussi un foyer, une signification, une capacité de
sensation et de réflexion. Ensemble, ces dimensions nous permettent peutêtre de mieux apprécier le sens de la question, et celui de la vie en général

le sens de la vie

Trouver du sens

Viktor Emil Frankl, né à Leopoldstadt (Vienne) le  et mort à Vienne le , est un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d’une nouvelle thérapie, qu’il baptise logothérapie (à ne pas confondre avec la logicothérapie, fondée par Romain Iborra), qui prend en compte le besoin de « sens » et la dimension spirituelle de la personne.

Pourquoi la vie n’est-elle pas juste ?

La vie n’est pas juste: c’est une des réalités les plus difficiles à admettre. En effet, un des postulats du modèle linéaire occidental est que le monde est juste : si on travaille assez dur et assez longtemps, on réalise ses ambitions. Peut-être est-ce notre idéal de liberté, d’égalité et de fraternité pour tous qui nous a conduits à penser qu’ainsi va le monde…

De toute façon, quelle qu’en soit la raison, nous voudrions bien que le monde soit juste: c’est un fait. Nous voudrions pouvoir nous fier à quelque chose de solide : nous cherchons des garanties quant à notre sécurité et à notre bien-être. Le fait que ces garanties n’existent pas ne nous empêche pas de les désirer. Beaucoup de nos mécanismes de défense, de nos illusions et de nos dénégations proviennent de ce que nous n’acceptons pas cette réalité simple : !a vie n’est pas juste.

La vie n’est pas juste parce que la « justice » implique un jugement de valeur, essentiellement subjectif : le verdict du jugement change en fonction de la personne qui
évalue la situation et du moment où elle le fait. Ce qui me semble juste aujourd’hui me semblera peut-être injuste demain ou dans des circonstances différentes, ou avec
d’autres personnes. Exemple : la promotion que je me suis tant acharné à décrocher vous est attribuée. D’après moi, c’est injuste mais d’après vous, c’est parfaitement juste. Et même si aujourd’hui vous convenez avec moi que ce n’est pas juste, le mois prochain vous justifierez le bien-fondé de cette décision par le fait que vous exécutez convenablement votre nouveau travail.

L’importance du concept selon lequel la vie n’est pas juste ne réside pas dans l’explication qu’on peut lui donner, mais dans la façon dont on l’accepte. On peut poser et reposer la question jusqu’à devenir fou : on trouvera toujours des raisons suivant lesquelles la vie devrait bel et bien être juste pour nous ; nous pouvons passer des heures à argumenter, à nier l’évidence ou à nous décourager parce que l’injustice a de nouveau frappé. Les vraies questions d’injustice, où la vie et la mort sont en jeu, ne seront jamais explicables de façon rationnelle. Quand une personne que vous aimez se meurt, il est impossible de trouver un « pourquoi » satisfaisant. On peut savoir de quoi meurt la personne (cancer, crise cardiaque, accident ou autre maladie) mais on ne découvrira jamais pourquoi. Le fait de s’appesantir sur ce pourquoi peut créer des troubles du comportement. La bonne attitude est toute différente: il faut accepter et faire son deuil. Le chagrin a une fin ; le deuil est un processus naturel. Mais se demander pourquoi n’a pas de fin, c’est stérile  ; tôt ou tard, il nous faut renoncer à savoir, accepter la réalité et recommencer à vivre.

Essayer de rendre le monde juste est à la fois destructeur et contraire au but recherché. Beaucoup de gens de bonne volonté s’exténuent à remédier à l’injustice du monde. Certains sont ce que nous appelons des codépendants, certains sont des martyrs vivants, bien peu sont de véritables saints. Les codépendants et les martyrs vivants tendent à ruminer leur colère, leur rancoeur, leur envie et leur sentiment d’insécurité. Leur refus d’accepter la réalité les rend amers et malheureux, provoquant en eux des souffrances inutiles qui les empêchent de se développer. Et ça, ce n’est vraiment pas juste !

Paradoxe: le fait d’accepter que la vie soit injuste conduit souvent à des comportements plus objectifs, plus aimants et plus réalistes. Les gens qui acceptent la réalité sont souvent perçus comme plus « justes » que ceux qui s’acharnent à forcer le monde à devenir juste.

Susanna Mc Mahon

Tu apprendras la vie…

Tu apprendras la vie…

Après quelque temps, Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme. Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps, Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop. Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme. Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie. Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent. Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons. Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront. Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique. Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever. Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance !

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel. Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver… Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné… Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les  autres te portent des fleurs…

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

William Shakespeare

Mal de vivre ?

Par Diane Gagnon

D’où vient ce mal de vivre que certains portent comme une peau de chagrin depuis des années ?

Ce mal de vivre que nous connaissons probablement tous un jour ou l’autre ?

Ce mal qui nous fait douter de tout, qui nous fait tout remettre en question, qui nous fait mal, qui nous fait souffrir, pourquoi le vivons-nous ?

Parfois, en cherchant la cause, nous l’associons à un événement, une personne, un traumatisme. Parfois on nous dit que c’est chimique, que nous manquons de certaines composantes qui nous rendent ainsi. Nous pouvons même avoir l’impression que nous sommes nés comme ça, porteurs de ce mal de vivre qui ne nous lâche pas. Peut-être y a-t-il effectivement des prédispositions génétiques, transgénérationnelles que nous portons à notre insu. Peut-être toutes ces pistes d’explications comportent-elles une part de vérité.

Les gens qui portent ce mal de vivre me touchent beaucoup. Je ressens leur souffrance, je sais ce qu’ils vivent, j’ai mal pour eux, avec eux. J’ai fait de ma pratique professionnelle un soutien pour les aider à s’en libérer mais aussi un terrain de recherche pour tenter de comprendre plus loin et mieux.

Je crois, pour ma part, que ce mal de vivre nait à partir du moment où nous cessons d’être nous-mêmes, par peur de ne plus être aimés, par peur de décevoir ceux que nous aimons, par peur d’être rejetés, de ne pas être à la hauteur, de ne pas convenir à la société autour de nous, de faire de la peine à Papa, Maman ou de nous faire gronder.

Alors nous mettons des masques, nous créons des obligations, nous tentons de nous mouler à ce que nous imaginons que les autres attendent de nous. Et nous nous perdons en cours de route. Plus nous nous éloignons de nous, de notre centre, de notre propre étincelle de vie, de notre vérité profonde, de notre vrai moi, plus nous ressentons le mal de vivre.

Nous ne sommes pas toujours conscient de toute l’énergie que nous gaspillons à tenter de nous conformer à ce qui nous semble être la règle, et nous nous épuisons à être trop gentils, à trop travailler, à trop donner en nous oubliant, constamment, jour après jour, nous imaginant ainsi qu’en étant aussi bons, généreux, travaillants, aidants envers les autres, nous finirons par recevoir tout cet Amour que nous cherchons partout.

Alors que cet Amour ne se trouve qu’en nous !

Par peur d’être rejetés, incompris ou pas assez aimés, nous ne respectons pas notre vérité profonde… et nous souffrons.

La Vie ne nous demande qu’une chose : d’être soi-même ! En toute vérité, en toute transparence, en toute simplicité. La Vie est une expérience sans objectif ni obligation de résultat, que nous devons vivre pleinement, intensément, à chaque instant. Mais comme nous avons peur de ne pas nous réaliser, de ne pas atteindre nos objectifs ou d’être jugés, nous nous créons des contraintes et des obligations, reniant ainsi ce que nous sommes profondément.

Et comme, en agissant ainsi, nous n’arrivons toujours pas à obtenir ce dont notre âme a tant besoin, nous mettons encore plus d’ardeur à faire davantage de ce qui nous éloigne encore plus de nous. Et nous souffrons encore plus.

Ce n’est qu’en nous arrêtant face à tout ce cirque, en nous remettant en question, et repartant à la découverte de QUI nous sommes profondément, en s’en approchant chaque jour davantage, en étant bons pour nous, bienveillants, doux, aimants que nous soulèverons le voile du mal de vivre pour nous en libérer. Aucune pilule ne peut nous apporter l’Amour de soi. Car nous le portons déjà en nous. Nous l’avons seulement oublié.

Quelle est votre vérité ? À quoi aspirez-vous profondément, intensément ? Si vous étiez milliardaire, à quoi consacreriez-vous votre vie ? Peu importe ce que Papa, Maman, le conjoint, les enfants, les voisins, la famille, les amis, les collègues ou la société en diront : vous seuls savez ce qui est bon pour VOUS. C’est là que naît l’Amour : en soi. Pas ailleurs.

Quels sont vos rêves ? Qu’est-ce qui vous fait vibrer ? Qu’est-ce qui vous rend heureux, vous fait sourire à tout coup, vous fait du bien ? Alors faites-le ! On ne fait jamais trop de ce qui est bon pour nous !

Réapprenons à respecter l’essence profonde et unique de ce que nous sommes. Nous sommes tous différents et pourtant nous avons tous le même besoin : apprendre à nous aimer !

Car à partir de là, naissent le respect de soi, la véritable bonté, les choix en accord avec ce que nous sommes vraiment et surtout, la paix intérieure.

Savez-vous que tout être vivant sur terre possède une âme ?

Tout être vivant sur terre possède une âme.  Celle de l’homme est considérée comme la plus complexe et la plus élevée. Elle est l’énergie divine que le grand architecte de l’univers à placer en nous. Impalpable et invisible, elle est considérée comme ce qu’il y a de plus noble en l’homme. Elle fait de nous des êtres libres de penser et d’agir en notre âme et conscience.

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