Le chamanisme (généralités)

Le monde s’éveille de nouveau à la magie des pratiques ancestrales et traditionnelles, le monde  semble aussi redécouvrir toutes les ressources de la nature .

De plus, un intérêt particulier semblent se développer pour certaines plantes qui ont toujours étés vénérés par les cultures anciennes, vérifiés par la science et expérimentés par des gens du monde entier. Les plantes réapparaissent aujourd’hui comme une alternative profonde aux carences de notre arsenal de médicaments notamment comme une alternative aux psychoactifs sensé atténuer ou de faire disparaître les souffrances psychiques et les maux de l’âme.

Parmi ces plantes, nous trouvons des plantes dites « enthéogènes », ces plantes garderaient « La connaissance » depuis la création.

Depuis des millénaires, le chamanisme figure parmi les médecines les plus ancestrales, mais aussi parmi les premiers moyens que l’homme a développés pour contacter le Sacré ! 

Ces pratiques existent depuis l’aube des temps et ces individus étranges, appelés chamans, que nous retrouvons dans toutes aux quatre coins du monde entretenaient une relation particulière avec la nature.

Là où un scientifique ne verra qu’une « molécule active » dans une plante, un chamane verra un esprit, un monde, une connaissance.

Comment expliquer que pour les chamanes, une plantes soit sacrées, qu’un champignon soit un Êtres infiniment divins. Comment aussi expliquer que nous en sommes arrivé à désacralise la Divinité de toute la Nature….

Pour « les Anciens » ces Plantes sont les derniers Messagers qui ont accepter de s’incarner pour accompagner l’Humain vers les Fréquences de la Réelle Maison…

Il convient dans un premier temps de dépouiller le terme « chamanisme » de sa dénotation et de ses connotations tant historiques que folkloriques, de le « rationaliser » en quelque sorte, pour n’en conserver que l’essence ontologique intemporelle.

Le chaman, dans une collectivité, remplit une fonction qui repose sur l’usage thérapeutique de la parole, des chants, des sons, des plantes et des énergies de la nature.

C’est pour cette raison que dans certaines parties du monde, il se fait appelé « homme médecine ».

Alors aux grands maux les grands remèdes !

Les « médecines sacrées de l’âme » sont les armes lourdes de la boîte à outil chamanique, des « armes de création massive » car depuis l’aube de l’humanité, les hommes ont utilisé des plantes et substances enthéogènes à des fins spirituelles, religieuses, chamaniques et thérapeutiques. 

Si majoritairement, les chamanes utilisent cette science dans leurs rituels, ils n’hésitent pas à l’utiliser aussi à des fins thérapeutique pour soigner « les patients » qui viennent les consulter.

Dépression chronique, stress post traumatique, trouble anxieux généralisé, crise existentielle profonde, dépendance etc…, les termes ne manquent pas pour qualifier tous les maux de l’âme.

Quand les portes de la perception semblent totalement obstruées , lorsqu’il semble y avoir une telle absence de perception du réel, une sensation de dissociation, de dépersonnalisation/déréalisation, une telle absence de ressenti « vrai », une sorte de déconnection avec la vie, la solution ultime pour sortir de cette souffrance peut être de s’en remettre aux médecines sacrées que l’on retrouve sur de nombreux continents et qui font appel majoritairement à des substances qu’on appelle « enthéogène ».

« Un enthéogène est une substance psychotrope induisant un état modifié de conscience utilisée à des fins religieuses, spirituelles ou chamaniques.

Ces substances traditionnelles permettent aussi d’entrer en transe et de connaître des états mystiques ou extatiques.

Les enthéogènes regroupent un grand nombre de plantes et champignons, ainsi même que certains venins d’animaux qui possèdent des propriétés hallucinogènes dont on peut dériver les substances actives.

Les enthéogènes sont employés depuis plusieurs milliers d’années et sur tous les continents, on les retrouve dans le chamanisme et lors de pratiques de guérison, de transcendance, de révélation, de méditation, dans des rituels initiatiques divers. »

Trop souvent, les plantes enthéogènes sont détournées de leur usage traditionnel et sont consommées à des fins artistiques, récréatives ou simplement afin de connaitre une expérience psychédélique. C’est pour cette raison qu’elles ont étés majoritairement interdite et oubliées des thérapeutes. Bien évidemment, tout les monde aura aussi compris que réhabiliter ces plantes présenteraient une menace pour les lobbyistes pharmaceutique.

Mais malgré tout, aujourd’hui, les substances enthéogènes intriguent de nombreux scientifiques et font l’objet de recherches en neurologie et en psychiatrie.

Malheureusement, une approche purement scientifique pour étudier cette médecine, en la sortant du cadre, du contexte et du rituel d’origine fait une nouvelle fois une scission entre le cerveau de l’âme. 

Il ne faut pas oublier que le rite est un concept d’une grande portée heuristique qui continue à fasciner. Il véhicule en lui des relents de magie, de mystère, d’irrationnel et contribue à réenchanter un monde déshumanisé et désacralisé. Le rite et le rituel participent à l’architecture du psychisme car il soutient et conforte l’identité singulière de chacun et son identité sociale. C’est un levier de changement en séance ou hors séance pour réélaborer les systèmes de croyances tout en insistant sur la nécessaire remobilisation des émotions qui y sont généralement liées. Le rituel mobilise le niveau comportemental du patient qui devient actif dans son processus de guérison . Il mobilise davantage de liens avec les symboles et les actions symboliques qu’une simple tâche. Son effet thérapeutiques est incontestable, car il est un ancrage à un système de croyance dont l’homme ne peut pas faire l’impasse et il apporte du sens à l’existence.

Je finirais cette introduction en citant le passage d’un texte du livre de Viktor Emil Frankl  » Le Dieu inconscient – Psychothérapie et religion »

Viktor Emil Frankl est un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d’une nouvelle thérapie, qu’il baptise logothérapie, qui prend en compte le besoin de « sens » et la dimension spirituelle de la personne.

 

« A vrai dire personne ne devrait avoir à se plaindre aujourd’hui d’un manque de sens de la vie : il nous suffit d’élargir quelque peu son horizon pour se rendre compte que si nous bénéficions assez largement du bien-être, beaucoup d’autres mènent une existence misérable.

Nous jouissons de la liberté – mais qu’en est-il de la responsabilité pour les autres ?

Il y a plusieurs millénaires l’humanité s’est haussée jusqu’à la fois en un seul Dieu, qu’attendons-nous pour prendre conscience de l’unique humanité, conscience que j’appellerais volontiers monanthropisme ?

– Une conscience de l’unit de l’humanité, unité transcendant toutes les diversités, qu’il s’agisse de la couleur de la peau ou de celle d’un parti ? »

 

Le chamanisme sera certainement une médecine qui dans le futur deviendra incontournable car il associe des pratiques divinatoires, une médecine de la nature et et des croyances cosmologiques.

 

 Le chamanisme considère l’être humain comme une composante (et non comme le maître) de la nature.

Une vision du monde venue du fond des âges qui continue de nous inspirer aujourd’hui.